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Mercredi 16 avril 2008
Mais oui ce soir je vais regarder les petits fous de Carquefou ! Certes, j'ai presque l'excuse de cette fichue grippe qui ne me quitte pas mais aussi : pourquoi ne regarder que ce qui fait le tour du monde ?
Quitte à ne rien comprendre au foot, pourquoi pas en étant (forcément) avec les Carquefous ! Même s'ils sont à terre, ils seront grandioses, forcément.
Et c'est parti !


par Them publié dans : Choses vues
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Dimanche 6 avril 2008
J'allais vous en parler, mais puisque tant d'années après ma mémoire n'a rien falsifié de ce miraculeux moment du Journal 1957-1960 de Witold Gombrowicz (éditions Denoël, 1976), autant vous le lire !  Et si après cela vous n'allez pas hurlant qu'il vous faut absolument et immédiatement ce journal, je ne comprends plus rien !


Voici ce qui m'est arrivé hier... (...) Je pourrais presque dire que rien en un sens ne peut égaler l'horreur du dilemme que je viens de vivre... que je me suis retrouvé dans une situation qui ferait vomir tout être doué d'humanité... Je pourrais le dire. Et cela pourrait me tourmenter, ou ne pas me tourmenter, ça ne dépend finalement que de moi.

J'étais allongé au soleil, adroitement dissimulé derrière la petite chaîne de montagnes que forme, au bout de la plage, le sable accumulé par le vent. Ce sont des montagnes de sable, des dunes, pleines de cols, de pentes et de vallées, un labyrinthe en courbe, friable, couvert de broussailles par endroit, vibrant sous la poussée continue du vent. Je m'abritais derrière une Jungfrau assez imposante, aux proportions harmonieuses, majestueuses. Mais, à dix centimètres de mon nez, le vent cinglait sans répit ce Sahara brûlé par le soleil. Des scarabées - je ne saurais préciser leur nom exact - se traînaient laborieusement dans ce désert vers des buts inconnus. L'un d'eux, juste à portée de ma main, gisait sur le dos. C'était le vent qui l'avait renversé. Le soleil lui brûlait le ventre, ce qui était sûrement exceptionnellement pénible pour ce ventre habitué à rester toujours à l'ombre. Le scarabée agitait ses petites pattes ; il ne lui restait évidemment plus que cette agitation monotone et desespérée - plusieurs heures avaient passé, peut-être, et il perdait ses forces, il agonisait déjà.
   
Moi, le colosse - inaccessible par mon gigantisme, je n'existait pas pour lui - j'observais cette agitation... et tendant la main, je le délivrai de son supplice. Il se mit à avancer, rendu en une seconde à la vie.

A peine était-ce fait que je vis un peu plus loin un scarabée identique, dans la même position, agitant ses petites pattes. Je n'avais pas envie de bouger... mais pourquoi sauver l'un et pas l'autre ?... Pourquoi celui-là... tandis que celui-ci... ? L'un serait heureux grâce à toi et l'autre devrait souffrir ? Je pris une brindille, tendis la main, le sauvai.
   
A peine était-ce fait que je vis un peu plus loin un
scarabée identique, dans la même position, agitant ses petites pattes. Le soleil lui grillait le ventre.

Devais-je transformer ma sieste en tournée d'ambulance pour scarabées agonisants ? Je m'étais déjà trop habitué à ces scarabées, à leur agitation curieusement impuissante... Mais vous comprendrez sans doute qu'une fois entrepris leur sauvetage, je n'avais plus le droit de l'interrompre à aucun moment. C'aurait été trop terrible : m'arrêter devant ce troisième scarabée, au seuil de sa mort... Trop cruel, impossible, impensable. Si seulement il avait existé entre lui et ceux que j'avais sauvés auparavant une frontière, quelque chose qui m'aurait autorisé à m'arrêter... Mais justement il n'y avait rien que ces dix centimètres de plus dans le sable, toujours ce même sable, mais "un peu plus loin", un tout petit peu. Et il agitait ses petites pattes de la même façon ! Alors, regardant autour de moi je vis, "un peu plus loin encore", quatre autres scarabées s'agiter, grillant au soleil. Il n'y avait pas à hésiter : moi, le géant, je me levai et je les sauvai, tous. Ils s'en allèrent.

A ce moment-là, mes yeux découvrirent la pente voisine, étincelante, torride, sablonneuse, et là cinq ou six points agités de convulsions ; des scarabées. Je courus à leur secours. Je les sauvai. Je m'étais déjà tellement confondu avec leur souffrance, je l'avais tellement bien pénêtrée qu'en apercevant non loin de nouveaux scarabées dans les plaines, sur les cols et dans les ravins - une poussée de petites tâches torturées - je me mis à m'agiter comme un fou sur le sable pour secourir, secourir, secourir encore. Mais, je le savais, cela ne pouvait s'éterniser. Il n'y avait pas que cette plage : toute la côte, à perte de vue, fourmillait de scarabées. Le moment allait venir où je me dirais : "ça suffit" et il y aurait un premier scarabée à n'être pas secouru. Lequel ?
Lequel ? Lequel ? A chaque instant je me disais : "C'est celui-ci", et je le sauvais, incapable de me contraindre à cet arbitrage terrible et presque abject. Car pourquoi  celui-ci ? Pourquoi lui justement ? Et soudain le mécanisme s'enraya, facilement je coupai court à ma compassion, je m'arrêtai. "Eh bien, rentrons", pensai-je, indifférent. Et je partis. Et le scarabée, celui devant lequel j'avais cessé d'intervenir, resta là à agiter ses petites pattes (cela m'était déjà indifférent, comme si j'étais dégoûté de ce jeu ; je portais en moi mon indifférence comme un corps étranger, sachant qu'elle m'était imposée par les circonstances).


   

   

par Them publié dans : Bibliothèque intérieure
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Samedi 5 avril 2008

Après les clous qui rendent inutilisables aux échoués de la vie les rebords des fenêtres, après ces faux bancs faits pour prier les clochards de rêver tout éveillés (puis de mourir debout sans doute en état de dignité forcée ?), après les bombes aérosols d'Argenteuil (voir ici même Du bon usage des clous) qui empuantissent les lieux de prédilection des damnés, voici les ultra sons, arme radicale contre les exclus, version "jeunes".

Car les ultra sons je le rappelle sont des ondes acoustiques qui ne sont théoriquement pas perçues par l'oreille humaine et sont utilisées en médecine contre les calculs rénaux par exemple : des coliques néphrétiques qui peuvent disparaître d'un clic, quelle merveille, quelle merveille n'est-ce pas, que la médecine ! Avec ces ondes, on explose aujourd'hui ces déchets malencontreux (c'est la lithotritie) ou encore, paraît-il, on élimine la cellulite.

Hosanna !

Et quelle élégance ! Quelle propreté dans le geste !

Pas perçus par l'oreille humaine ? Yes, sauf que celle des jeunes gens les perçoit et en est fort incommodée. Merveille des merveilles, voilà enfin, éradiquée, élégamment et proprement, comme déchet embarrassant ou cellulite disgrâcieuse, et chassée, par la souffrance que ces ondes induisent, des lieux où son désoeuvrement la fait échouer, notre belle jeunesse. Je l'imagine cette jeunesse, ne comprenant déjà que trop pourquoi elle est là enlisée et vivant maintenant dans sa chair, servie par l'excellence même de ses organes gorgés de promesse, combien elle est indésirable balayure.

Notre jeunesse ? Me surprend l'envie frénétique et explosive de mettre une énorme raclée à tous les rondouillards grisonnants qui se gargarisent de leur amour baveux de la jeunesse de notre doulce France.

Trop c'est trop, non ?

Et comme cette semaine nous a été suggéré de craindre que du RSA, le revenu de solidarité active (cf. ici Gwenn Rosière, chômarde) du bon Samartin Hirsch, ne reste qu'un beau songe, hideux aujourd'hui comme avorton en formol, le moment est venu de rendre à "Hosanna !" son sens premier qui n'est pas cri de joie mais "sauvez", "rachetez" ou "aidez nous !" quand bien même il est délicat de savoir à qui pourrait s'adresser la supplique...

par Them
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Samedi 29 mars 2008
Non sans un brin de cynisme, si je considère ce que j'ai récemment vu  de la galerie des Offices à Florence, je n'ai pas vu grand chose, du moins à l'aune de mes attentes.

J'allais retrouver le ravissement éprouvé à feuilleter les beaux livres reproduisant la Naissance de Vénus (Botticelli), la  Méduse ou le Bacchus de Caravage, j'allais découvrir  d'autres enchantements.  Et, cette fois, en vrai, wow !

Seulement voilà : partout devant les tableaux des  vitrages où les reflets de l'éclairage électrique obstruent le contact direct (si l'on peut dire des yeux qu'ils "touchent") pour cause de protection contre les indélicats potentiels, partout des troupeaux agglutinés (de japonais, en l'occurrence) écoutant un guide et se déplaçant à vive allure d'oeuvre (majeure) en oeuvre (majeure), partout des promesses de ravissement déçues par l'emplacement, l'éclairage, la foule, la fatigue, l'overdose de "belles choses", partout le parasitage des "c'est beau" béats et incultes... partout  confirmée la justesse de la visite au Louvre qu'engagent après le repas de noces les invités de Gervaise et Coupeau (je devrais y revenir dans une "bibliothèque intérieure")*.

Et pourtant, au bout de cette exploration, l'image en moi gravée (pour toujours, c'est sûr !) de Méduse mais autre chose aussi ; aux Offices j'ai compris (je le savais pourtant) la vérité de la peinture et que sa beauté niche dans mes beaux livres et là seulement . C'est ainsi, c'est aux Offices que je dois d'avoir vu le sens des "chefs d'oeuvre", en lisant si souvent dans les petits cartouches explicatifs que tel tableau a été "commandé par..." ou fait "à la gloire de..." ; ce sont des artisans qui les ont faits, des familles rivales qui les leur avaient commandés.

Botticelli (n')est (qu')une marque... : sur le cartouche du couronnement de la Vierge on lit d'ailleurs que le tableau est "di mano del maestro", "exceptionnel" de ce que Botticelli en a de sa main même peint une petite partie !

La vérité des oeuvres est dans l'économie, et c'est cela l'enchantement : que l'économie - monde ait permis cela qui est de surcroît beauté. Les Offices m'ont dit qu'il ne faut être ni béat, ni déçu de cotoyer ceux qui le sont, ni honteux de son inculture, ni juge, ni moqueur... Cela valait le voyage, même si le Louvre me l'avait déjà dit. Les Offices sont bien un enchantement.


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*pour qui voudrait  relire ce morceau d'anthologie sans pouvoir prendre le temps de le retrouver au fond de sa bibliothèque :
 http://www.as.wvu.edu/mlastinger/assommoir.htm
par Them publié dans : Choses vues
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Dimanche 16 mars 2008
Pourquoi commencer par La Recherche, et aujourd'hui, cette rubrique "bibliothèque intérieure" que j'envisageais de longue date ?

Aujourd'hui ? Oui. Car la rubrique que j'inaugure ici doit son intitulé à un étourdissant livre de  Pierre Bayard, Comment parler des livres que l'on n'a pas lus?,  miracle rapporté en prime hier d'un dîner miraculeux qui donc, tout "en ville" qu'il fût forcément par certain côté, n'en a pas moins été entre autres fort agréablement voué aux oeuvres de l'esprit, qu'il s'agisse de cuisine ou de littérature et, forcément, à La Recherche...

Aussi bien, si j'ai choisi de commencer justement par là cette rubrique c'est que j'ai vérifié jadis sur la Recherche l'une des thèses du brillantissime Bayard : lorsque nous parlons entre nous d'un livre, nous ne parlons que de "livres imaginaires" et nous avons de fortes chances de ne pas parler du même...

Démonstration : J'avais lu La Recherche, N. aussi ; arpentant un jour avec moi les rues du premier arrondissement de Paris, N. m'a raconté sa Recherche, montré les adresses du quartier où il avait dîné avec tel ou tel descendant d'un personnage ayant servi de modèle à Proust. Et voilà qu'avait alors surgi une Recherche jamais lue par moi, mondaine, tourbillonnante, futile et visiblement essentielle à qui évolue dans le monde à Paris.

Après quoi comment lui dire à quelle abyssale nécessité confronte selon moi, pour peu qu'on ait lu la Recherche en entier et dans l'ordre, l'heure du Temps retrouvé, comment dire l'effroi quand vient l'instant où l'on sait que la vie est bal masqué sans masque, où l'on découvre  sa mortalité d'homme, tout à coup et pour toujours mué en chose fragile, futile, ridicule, infiniment précieuse à soi-même ?

Pour moi, il y avait depuis toujours l'insouciance et l'éternité, et puis il y avait eu la Recherche. Entre nous, il n'y avait que la futilité...

Certains diraient plus platement que ce livre a changé leur vie.
par Them publié dans : Bibliothèque intérieure
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Vendredi 7 mars 2008
Le service de l'hôpital est débordé et, curieusement, nous sommes quelques-uns à être envoyés  aux urgences, nous qui n'en avons aucune, où l'on sera nous dit-on plus vite appelés. Déambulations. Dans le couloir. Soudain, ce couloir se fait salle d'attente. Pourquoi ici ? Parce qu'il y a d'autres gens qui attendent.  Quelques-uns sont assis sur des chaises, deux personnes sont allongées un peu plus loin dans le couloir, une très vieille femme est allongée tout près.

Chacun se cale ou se recale sur sa chaise à notre arrivée, et c'est de nouveau l'attente.

Alors s'élèvent les plaintes.
Je n'ai pas compris d'emblée que ce que j'entendais était de la musique, scandée et rythmée par le grincement des portes et des chariots. Il a fallu un moment. Mais ensuite il est devenu clair que j'entendais une cantate moderne, sans joie, comme après l'ère atomique, tandis que la compassion se distillait dans mes veines. Dans ce lieu où tous nous échouons un jour. 

Amis lecteurs, "oh mon Dieu" comme dit l'Homme, ne riez pas en lisant cet  extrait  :

- Homme (dans le lit au loin, allongé, belle voix cultivée qui dit sa plainte, forte) :
Mina ouh la la, Mina où elle est, Mina au secours j'ai perdu mes lunettes...
A mon secours Mina...
Oh la la je ne sais pas où je suis... 
Oh la la je ne sais pas où je suis... 
Caca !
Oh la la  mon Dieu, à mon secours s'il vous plait...
Oh la la  mon Dieu, à mon secours s'il vous plait...
Mina...
J'ai perdu mes lunettes, j'ai perdu mes lunettes, caca, j'ai perdu mes lunettes, j'ai tout perdu...
A mon secours...
A mon secours...

- Femme (comme un gisant, dans le lit proche, pianissimo)
Ah j'ai mal...

- Homme  2 (voix enjouée, riant, au téléphone portable) :
C'est pas grave !

- Homme et Femme (ensemble)
Au secours, au secours  Mina !
Oh que j'ai mal...

- Homme (avec le choeur de la salle d'attente qui murmure, tousse, se racle la gorge, s'agite)
J'ai tout perdu..., à mon secours, par pitié, Mina, Mina par pitié...
Qu'est-ce que j'ai fait... j'ai fait caca.
Caca, Mina, je ne sais pas où sont passées mes lunettes
J'ai tout perdu, j'ai tout perdu
Caca... dans ma culotte
Maman maman
au secours je vais tomber
Mina, Mina je vais tomber par terre, à mon secours

- Infirmier (allegro) : Non monsieur il n'y a pas de risque ; puis s'adressant à Femme 1 : on va vous faire une échographie abdominale ; (couinements du lit de l'Homme qui s'éloigne, poussé par l'infirmier) ça va.

- Femme
Oh oh, j'ai mal, de l'eau s'il vous plait, de l'eau...  (fortissimo) de l'eau !
(pianissimo, de nouveau) ça fait tellement mal, ah ah ah s'il vous plait...

- Ensemble, le choeur :
    c'est long
    t'as pas eu mal
    il faut lui refaire un lavement  
    je suis le mouvement
    il n'est pas malade
    c'est fait ?
et Femme 2 au téléphone portable :
    si le gamin est tout seul, vas-y !

Silence

- Femme
Oh que j'ai mal...
Soudain brutale, s'adressant à l'infirmier qui commence à mouvoir le lit, ce qui la surprend : vous pouviez pas prévenir ?

- Infirmier
Je vous l'ai dit, on va vous faire une écho abdominale, vous êtes au courant ?
(couinements du lit qui s'éloigne, poussé par l'infirmier)

Silence.

Pendant toute la durée de la cantate, femme 2, toute jeune et bien jolie, comme pétrifiée, ouvre grand ses yeux ; elle voudrait tant les fermer, boucher aussi ses oreilles. Et puis il y a moi, caméra épouvantée tentant d'aimer cette musique de la douleur car c'est l'humaine condition...




par Them publié dans : Choses vues
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Dimanche 2 mars 2008
De : Them
dim. 02/03/08 21:10
À : contact@nnn-organisation.com
à l'attention personnelle de M. N, directeur de nnn-organisation.com

(Ce texte est naturellement authentique)
 
Bravo pour votre promptitude, cher Monsieur, puisque le catalogue était dans ma boite aux lettres samedi ; seulement voilà, votre fournisseur et son catalogue "xxx collection, XXX", ce n'est pas génial génial pour un béotien comme moi  !

Passer commande à La Redoute ou aux 3 Suisses, c'est sans doute plus facile... sauf que, comme je n'irai pas y chercher quelque siège de bureau que ce soit, il me reste à poursuivre et à vous harceler (gentiment je crois) !

Car enfin : les pages des components, puis des features et, enfin, des dimensions lues à l'endroit, à l'envers, à deux, seul, assis, dans le métro, debout, enfin de toutes les façons y compris en faisant le poirier, ne permettent en aucun cas de vous dire exactement une chose toute simple : l'objet que je veux ! Et je n'imagine même pas ce que ce serait si par malheur je ne lisais ni l'italien ni l'anglais (mais le Ciel m'en préserve, je lis les deux !)

Quel modèle me faut-il donc ? Le 705GR ou le 918 ? A moins que ce ne soit le 717 ?  Pas moyen de retrouver mes desiderata puisque les (jolies) photos se gardent bien de préciser que le modèle représenté est le XXX 7-cent-machin-chose... ou XXX 9-cent-truc.

Faisons simple : je voudrais bien s'il vous plait le modèle de la p.25... en cuir noir (je crois d'ailleurs en fait vous l'avoir déjà dit !) mais j'ai conscience de la grande imprécision de telle demande ! Parce que, ensuite, que vous répondre quand vous me demanderez impitoyablement si je veux ci ou ça ?

Faut-il 4 pieds, ou 5, des roulettes ou des finalini, un truc pour rester penché en arrière ou pas, le système pour faire la toupie ou un autre (et comment est le siège s'il ne tourne pas à 360°, reste-t-il toujours droit vers le bureau ou oscillant ?) Peut-on prendre des accoudoirs avec les 4 pieds ou seulement les 5, et comment vous préciser la granularité du cuir qui me conviendrait ?

Je lis bien que, pour les  photos, XXX qui prévoit tout (enfin presque, puisqu'XXX ignore magistralement l'existence des non-spécialistes) prend ses précautions : "The above colours are printed représentations of actual samples and it is not possible to garantee an exact match." D'accord mais quand même, cela ne m'aide pas beaucoup.

Dans l'attente d'un nouveau contact (je vous appellerai), dont j'espère qu'il nous permettra de parvenir à une description précise et un devis non moins clair, je ne vous remercierai jamais suffisamment de cette occasion de totale hilarité grâce à XXX, son modèle xxx, le catalogue et la "tête de poule qui vient de trouver un couteau" qui a été la mienne au bout de l'aventure. J'espère vous avoir distrait aussi.

Bien à vous,
Them

ps.1. Vous avez aimé mon mail ? Vous aimerez cet ouvrage très sérieux mais rigolo  : L'enfer de l'information ordinaire de Christian Morel, éditions Gallimard
(http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/9782070779406/livre-l-enfer-de-l-information-ordinaire.php?xd=31ca
29f6edabde3e14c32890cc70946e)

ps.2. Excusez la longueur de ce mail, car enfin, vous n'avez pas que cela à faire !
Moi non plus mais c'est dimanche...
par Them publié dans : Choses vues
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