Tard hier soir, valises et divers paquets en main, sous la bruine, je suis à la recherche des clefs de mon appartement. Passe un (encore un !) très vieux SDF, trainant ses
méchants et innombrables sacs plastique*, qui me demande quelque pièce que je ne lui remets pas (trop difficile de tout planter là, dans les circonstances que je viens de dire,
n'est-ce pas ?).
Il poursuit son chemin tout en s'indignant de ces gens qui rentrent des sports d'hiver, ont bu force champagne mais n'ont rien à donner à qui est dans la rue à point d'heure et n'a rien
à manger.
Je bois, forcément, ma honte (après le champagne allégué)...
Plus tard encore, j'ai cette fois l'oeil calé sur un articulet du Figaro : il y est question du "protégé" d'Issey Miyake, Kosuke Tsumura, qui serait un
"alchimiste des matières" et ferait "un malheur avec son label "Final home" dont une parka à 44 poches pour survivre dans la rue". Le Figaro donne l'adresse internet
du créateur, pensant bien (?) que d'aucuns voudront absolument cette parka hyper tendance.
De ce que j'ai compris, cet homme est en effet talentueux. Mais le site est en japonais. C'est peut-être pourquoi je n'ai pu trouver ni la parka ni son prix. C'est sans doute mieux ainsi :
cela aurait pu me faire grincer des dents, et je n'aime pas.
Malgré tout, si quelqu'un trouve l'information, je prends !
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* à suivre
par Them
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Dimanche 30 décembre 2007
Elle est retrouvée!
— Quoi? — L’Éternité.
C’est la mer mêlée
Au soleil.
(Délires 2 Alchimie du verbe)
Faim, soif, cris, danse, danse, danse, danse!
(Mauvais sang)
Rimbaud,
Une saison en enfer
par Them
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Vendredi 28 décembre 2007
Oui, il y a des chacals dans la ville. Prenez un vélo, par exemple. Laissez-le dans la rue, attaché. Il peut être accidenté, roue en huit, ou quasi neuf. Aucune importance. Laissez-le.
Longtemps. Et regardez. Un jour, le dépeçage commencera. Il pourra durer plusieurs semaines. A la fin, ce sera toujours la même chose : vous verrez, au pied d'un poteau, un vieux cadre
rouillé ou, basculé au-dessus de quelque rembarde, un squelette ahuri dont quelque tripe ballante et desséchée rappelle la gloire passée.
par Them
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"Deleuze prête à Beckett la pensée « la plus profonde » sur le voyage : « nous ne voyageons pas pour le plaisir de voyager, que je sache, nous sommes cons, mais pas à ce
point »..."
Vacarme n°35 (printemps 2006).
Voici pour éclairer une phrase du billet hilarant de Francis Marmande dans le Monde du 27 décembre, qui a égayé, c'est vraiment peu dire, mon noir café matinal (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-993501,0.html). Ce n'est donc pas une citation de Beckett, c'est seulement
un propos prêté (par Deleuze quand même) que Marmande rapporte à son tour, mais de façon tronquée, puisqu'il oublie "pour le plaisir"...
Au-delà de l'intérêt que je pouvais trouver à apprendre dans quel camp se trouvait Beckett en fait de voyages (voyager est-il guérir son âme ou non ?), j'ai noté que Marmande visait en
écrivant son billet le très humble but d'"alimenter les conversations du 31 décembre" ; depuis je cherche qui, sinon les derniers des Mohicans, ceux qui partagent la joie
ébouriffante d'une vie d'accumulation et de jouissance des choses de l'esprit, ira converser sur les références recommandées par Marmande.
J'ai beau rire, je dois avoir le blues, mais Marmande aussi, m'est avis. Courez le lire.
par Them
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Mercredi 26 décembre 2007
On se rappelle le "lien" entre Sarkozy et l'incarnation (par étymologie interposée, cf. ici même, Nicolas le bien nommé ? le 20 novembre dernier). Et voici que se fait
maintenant le lien de l'Incarné avec une icône de l'incarnation, la femme (ex-mannequin) faite belle chair, certains esprits chagrins rapportant toutefois que ce serait dû à un lent et
constant travail de chirurgie esthétique.
La ressemblance entre Cécilia et Carla dont se gargarisent (on se demande bien pourquoi) les médias serait-elle moindre qu'entre Nicolas et Carla ?
Certains s'en doutent, et disent soupçonner derrière cette idylle alléguée un contrat "gagnant gagnant" dénué de romantisme (marketing, quand tu nous tiens...).
Dans ce cas, comme d'ailleurs dans mon hypothèse théologico-fantaisiste, la ressemblance n'a plus rien à voir avec les apparences... Le Président rendrait-il (presque) profonds les journalistes
et, en général, ses chers compatriotes ? Quel homme !
par Them
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