Il dit :
"à mon avis, on n'a rien sans rien".
Comment fait-il pour oser dire "
mon" ?
par EAp
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En haut à gauche, "Business notes"
Combien de gribouillages exécutés en luttant contre le sommeil, l'ennui, l'impatience, la rage ?
C'est inesthétique à souhait !
Ah le
travail !
par EAp
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Il me revient en mémoire que "sarkosis" c'est en grec la production ou le développement de chair, dont parle par exemple Arétée, médecin de Cappadoce, mais aussi, en théologie, l'incarnation, et ce sens se trouve dès Grégoire de Nazianze par exemple...
Ce qui fait que les Pères de l'Eglise parlent - selon le théologien que je suis en train de lire (par erreur ?) - du mystère de l'ensarkosis (Dieu devenu chair) et de son envers, l'apotheosis (l'homme devenu divin).
Comme dirait Alice (1) qui, comme chacun sait, n'a pas tout compris(2), "cela me remplit la tête de toutes sortes d'idées, mais je ne sais pas exactement quelles sont ces idées ! En tout cas ce qu'il y a de clair c'est", si je reviens à mon sujet... qu'entre Sarkozy et Dieu il pourrait y avoir un rapport.
Or, Son omniprésence et Sa volonté d'omnipotence en tant que Président sont bien visibles, tout autant que le quasi culte que certains Lui vouent ou, grâce au très beau livre de Yasmina Resa, L'aube le soir et la nuit, Son imperceptible tremblement si humain.
Et voilà que, rien n'interdisant d'imaginer que Nicolas Sarkozy ait pu faire quelques recherches sur l'origine de son nom dans ses jeunes années, on peut aussi supposer qu'il est avisé de ce que je rapporte ici de l'homme Dieu et en a comme teinté délicatement un petit coin de sa conscience intime... Le jeu peut alors continuer : prenons pour commencer l'élection, qui fait de l'élu le représentant du peuple ou celui que Dieu mystérieusement a choisi de sauver.
D'autres idées ? Et est-ce vraiment un jeu ?
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(1) Ce qu'Alice trouva de l'autre côté du miroir, L. Carroll
(2) après avoir lu le Jabberwocky.
par EAp
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Pendant que les habitants de la France marchent interminablement vers un train ou un métro introuvables, font chauffer leurs inutiles moteurs sur des routes suffoquées, sont privés de service des impôts ou de médecins urgentistes, pendant que le Bangladesh s'effondre sous les souffrances les plus primitives, toits envolés, choléra et famine qui rôdent, comment et pourquoi parler d'autre chose et oser des minimalia ?
Peut-être parce que tout le monde y va de son commentaire et parce que tous les commentaires sont vains, sûrement parce que les vidéos qui nous sont abondamment montrées ne peuvent pas être au-dessus de tout soupçon, fleurant trop l'appel aux dons pour les dernières et la doctrine (soyez pour, soyez contre, inquiétez-vous, rassurez-vous) pour les premières : corps vociférants, lassitude des visages, gestes d'exaspération, pleurs formidables, soutiens fervents, tout sonne comme images et semble égalisé par l'écran TV à la publicité qui l'encadre. Sont-elles de commande, ces images ? Nul ne sait, du moins d'emblée, mais qu'importe ?
« Quand je me sais photographié, je me transforme en image... » disait Roland Barthes en 1957 dans Mythologies.
Et aussi parce que, en face de telles images, chacun cherche d'abord in petto comment se caler (ce que j'en "pense", ce que cela me fait, comment je réponds aux inconvénients induits dans ma vie, le profit que j'en retirerai) et de fait ne pense pas. Moi comme les autres d'ailleurs. Mais au moins suis-je de nouveau bien dans mon fauteuil, isn't it ?
Parfois, je puise dans l'actualité la certitude que ce "ne-pas-en-parler", "n'en pas rajouter dans la niaiserie et la futilité", est diablement fondé ; voyez la rue de la Banque à laquelle j'ai fait allusion ("Je ne m'habitue pas !", ici même, le 8 octobre dernier) et sur laquelle j'ai pris parti (ô bien discrètement, c'est vrai) : quelques semaines plus tard, les observateurs ne savent toujours pas s'il faut plaindre et secourir les dormeurs du trottoir ou blâmer ceux qui les instrumentent quand ils ne les adornent pas - je désigne ici les people qui s'y pressent et tendent une main à la générosité convaincue mais incertaine - au risque de préparer, en toute inconscience, le must des rendez-vous du moment.
Sinon que faire ? Help !
par EAp
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Vendredi 16 novembre 2007
"Organiser le débat public", tel est le rôle futur assigné aux politiques à titre principal par Marcel Gauchet, entendu récemment sur France Culture. Contrairement à ce qui en est probablement escompté, le travail méconnu et gigantesque des services de l'Etat ne va pas en être tellement réduit, leur pouvoir d'influence non plus, mais c'est une définition du politique à creuser, non ?
En miroir, enfin l'espoir d'une formation des citoyens...
par EAp
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J'ai ma façon de pédaler, fort peu règlementaire, mais (à ce jour) d'une efficacité sans faille : respect douteux du code de la route mais réflexion maximum permanente, justement pour me garer des voitures. Cela m'a valu parfois des échanges musclés avec les forces de police, elles sur le thème "vous avez commis simultanément trois infractions", moi sur celui du "certes mais cela garantissait ma sécurité"... Les cyclistes comprendront qui savent bien que franchir un feu rouge ou circuler sur les passages piétons fait parfois fonction de planche de salut. Parfois aussi cela conduit à jouer les petits malins (cf. ici-même, Casque et vélo - 27/09/2006).
L'autre nuit, deux motards de la police, sans mission urgente ni sirène, étaient derrière moi. C'est une petite rue du quartier des ministères. Vous pensez si j'ai respecté les feux, en pestant in petto, mais il s'agissait de sauver mes euros et mes points de permis, plus précieux que ma vie à cet instant ! Mes motards n'avaient visiblement pas cette contrainte ; il savaient (et moi donc...) combien rares sont les voitures de traverse à cette heure-là et qu'en avançant prudemment, la vue étant alors bien dégagée et le désert constaté par la vue et l'ouïe, c'est sans danger aucun que l'on peut franchir le carrefour. J'accorde qu'ils ont un rien hésité à donner l'exemple au cycliste témoin mais qu'ils se sont vite lancés (sans que j'ose leur emboiter le pas, sens aigu de l'épargne aidant...).
Voilà tout ?
Que non car, ô jubilation, mes motards ont empilé aussitôt infraction sur infraction en roulant sur le passage piétons, en tournant dans le sens interdit et en montant sur le trottoir (car il ne faut pas multiplier les risques n'est-ce pas ?).
Et hop ! Les voilà précisément en train de commettre trois infractions qui n'ont été source d'aucun risque, ni pour eux ni pour personne.
Je dénonce ici avec solennité deux policiers motards coupables d'intelligence observés rue de Bellechasse à 21h vendredi 9 novembre.
Pas si minimalia que cela aujourd'hui !
par EAp
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