Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Dimanche 21 octobre 2007
Je rentre de Biarritz. Beau soleil couchant sur l'aéroport d'Orly. Embouteillages, naturellement. Impression d'agression, forcément, par le béton et le bitume omniprésents, après la plage et Espelette. Il y a bien le charme des lumières de la ville sur fond de ciel en pâmoison (d'avoir été si radieux aujourd'hui ?) mais cela ne suffit pas à laver le spleen. Et puis cette image plus tard depuis le bus : six, peut-être dix bandes de bitume, séparées par des rails divers et un grand plan d'herbe rase. Il n'y a aucun autre mobilier que quelques réverbères, aucun autre végétal que cette méchante pelouse. Au mileu, un corbeau, durablement immobile. Stupéfié ?
par EAp publié dans : Choses vues
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 14 octobre 2007
Une comparaison m'assaille ce matin entre la virgule de Nike (dont l'efficacité toute minimaliste m'émerveille d'ailleurs) et d'autres ici évoquées dans  Les virgules (06/09/2006).  Le propre des marques serait-il sale ? J'ai pour prétexte l'overdose de publicités avant, pendant et après la demi-finale qui a opposé hier soir, comme on sait, une rose massive à un coq chevelu. 
De fil en aiguille, je note aussi que
, conformément au règlement, la séquence pub était bien séparée du reste du programme, en l'occurrence par un écran sur lequel se lisait "PUB" en lettres d'or, police lingot. Sans doute parce que la coupe...  mais ne s'agit-il pas aussi du lien (naturel ?) entre accumulation et constipation ?

Je tourne en rond...
par EAp publié dans : mes-aphorismes
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 13 octobre 2007
Certaines messageries instantanées, dont celle que je fréquente, autorisent l'inscription de quelques mots, sorte de signe lancée aux familiers, en complément de son identité / pseudonyme, et comme résumé de l'humeur du moment : constatant mon agacement devant la tendance de mes correspondants - et de moi-même - à commenter dans ces brèves le temps qu'il fait (résultats de match ou d'élection, froid anormal au mois d'août etc., en forme de "on a gagnéééééé !!!!!" ou de "brrrrr, on pèle") j'ai naguère un rien rageusement noté un "Est-ce si important ?" pour solde, ce jour-là et à l'adresse de tous, de toute pensée. Faute d'avoir lu depuis lors quelque mot auquel autrement réagir, je ne modifie plus la toujours judicieuse formule. Serait-ce ma seule actualité ?
par EAp publié dans : mes-aphorismes
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Vendredi 12 octobre 2007

21h30. A la caisse du monoprix. Le client qui me suit paie ses achats avant que je n'aie réussi à emballer la totalité des miens. Il quitte la caisse. Tout soudain, la caissière ajoute à l'un de mes paquets un boursin qui ne m'appartient pas. Le geste (pourtant furtif) ne m'ayant (hélas) pas échappé, je décline l'offre et restitue l'objet. Nanoseconde d'honnêteté funeste, à ce que je comprends lorsque la caissière me confie d'une voix lasse qu'elle n'a vraiment pas envie de descendre remettre en rayon ce fromage.

Je sors et par chance retrouve le client, sur qui je teste l'hypothèse somme toute vraisemblable que ce boursin est son boursin. Il ignore ma pitié pour la si maladroite caissière, ne soupçonnant forcément pas le "on ne m'y reprendra plus" qui me hante.

L'étourdi est si ravi de l'affaire qu'il plante là son vélo déjà dépourvu d'antivol et court chercher le fromage. Version hilarante (?) et imaginée de la fin de l'histoire : il revient, boursin triomphal en main, constater la disparition du vélo. Mais je n'ai pas attendu cette possible occasion de voir mon cycliste frappé de stupeur, bras ballants, boursin roulant à terre.

J'ai poursuivi mon chemin, ratiocinant sur les si fragiles limites du bien et du mal, en pensées, en paroles et en actions. Des minimalia, vous dis-je ! 

par EAp publié dans : mes-aphorismes
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 8 octobre 2007

Flanant dimanche, j'ai aperçu une femme en tablier qui, ayant recouvert sa couche d'un couvre-lit fleuri, vérifiait, debout, les mains sur les hanches, si son linge était bien rangé, si les porte-manteaux étaient bien accrochés, si les boites étaient bien en ordre. Un petit détail toutefois : tout ceci se faisait dans la rue, sur le trottoir et contre le mur d'un immeuble, au milieu de passants comme moi indifférents.

Et que dire de cette autre femme, aperçue quelques mois auparavant, qui appliquait ces mêmes gestes minutieux du ménage à son matelas et à son coin de trottoir, mais sous un crachin épais ?

Qu'ai je vu ? J'ai vu quelque chose qui m'a semblé pire que le dortoir improvisé en ce moment rue de la Banque, ce coloré et paisible foutoir militant de sans-abri, entrelacs de turbans, de boubous et d'enfants morveux et rieurs, j'ai vu de pauvres êtres produire des gestes de propreté absurdes, j'ai vu la solitude, j'ai vu la douleur sombre ajoutée au malheur posé sur des yeux vides.

 

 

par EAp publié dans : mes-aphorismes
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 7 octobre 2007
par EAp publié dans : mes-aphorismes
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 6 octobre 2007
Il est SDF. C'est certain. Trop propre, sage, rangé pour être clochard, il a l'air de qui est tombé de l'escalier. Il est assis en tailleur, sur le trottoir devant le monoprix. Casquette, blouson, barbe grisonnante taillée. Une coupelle est posée devant lui, quelques centimes y flottent. Dans ses bras, lové, son chien qu'il caresse doucement comme enfant son doudou. Il attend, un peu ailleurs.
par EAp publié dans : Choses vues
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus