Vendredi 15 août 2008
Quel meilleur jour que le 15-Août pour célébrer mes minimalia ?
Paris est vide.
Le désert français est peuplé de parisiens, mais que changent au vide des 550 000 km2 du territoire ces désoeuvrés regardant béatement, sous la pluie d'orage battante, les pétards du feu
d'artifice qui va ruiner durablement la commune d'accueil de leur ennui ?
Pire : qui tenterait d'aller lire un blog ?
Car c'est de notoriété publique, tous les neurones font grève le jour de l'Assomption (et d'ailleurs combien savent encore ce que cela veut dire ? Une "vierge" qui monte aux "cieux" et s'assoit
"à la droite" de "Dieu" : what ?).
Les miens (de neurones), en attendant, s'échouent sur les esquisses de tentatives de résolutions que, avec un début d'énergie reconstituée, je considère en ricanant ; c'est certain, après les
vacances, je tiendrai une discipline d'acier, jogging tous les matins, plus jamais de procrastination, etc.
Basta cosi, je me rendors sur mon polar. On verra bien.
Quand même : je dois à l'honnêteté de dire que je consacre les deux neurones jaunes que j'ai réussi à soudoyer (pour les ignorants : le jaune est celui qui ne fait pas grève dans le
folklore français, je dis folklore parce que ce n'est plus la lutte, notre Sarko national ayant mis fin aux choses sérieuses) à lire La fine è il mio inizio, de Tiziano
Terzani, et que c'est un bien beau texte.
Allez-y ! (la traduction française vient de paraître), il dit ce qu'est la vie et ce qui est précieux en celle-ci : l'air le soleil les fleurs un bol de riz, toutes choses peu coûteuses et avec
toutes les augmentations qui s'annoncent et l'inflation que nos salaires ne suivent pas, c'est une source d'enrichissement tout court, ce Terzani, en plus d'être une source d'enrichissement du
neurone !
Et puis : moi qui traque les moments d'éternité, j'en ai trouvé un très considérable au détour d'une ballade vélocipédique ; sur les arbres, le long du chemin agrafées, les annonces du
cirque.
Quand j'étais enfant, c'étaient les mêmes. L'éternité vous dis-je.
Quand j'étais enfant, c'étaient les mêmes. L'éternité vous dis-je.
Par Them
-
Publié dans : Choses vues
-
Communauté : A QUAND LA REVOLUTION ?
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander