J'ai dit ma compassion pour les clochards des villes et certains, qui se gaussent, savent ma réticence corrélative à l'endroit des terrasses chauffées des cafés en hiver. To be honest, quand j'en vois une, j'espère secrètement une ruée de pauvres frigorifiés sous les parasols chauffants, le happening où cette terrasse deviendrait dortoir.
En attendant, j'évite autant que faire se peut la station sous ces parasols, comme on se contraint pour éviter de fauter avec, depuis peu, davantage de difficulté car, sinon, où fumer entre amis ?
Tout ceci pour expliquer pourquoi la lecture d'un article récent du Monde
(http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-969297@51-965902,0.html)
a attiré mon regard. Pub pour les fabricants, sans doute. En tout cas, il n'y a point de critique, pas la moindre distance dans cette présentation de la croissance spectaculaire des ventes de parasols chauffants ; les citadins les réclameraient, paraît-il, pour meubler leurs balcons et leurs terrasses et ce ne serait d'ailleurs pas sans relation avec l'interdiction de fumer, qui gagnerait donc les maisons.
Moi, avec l'entêtement des mules, je pense à mes "sans domicile fixe" : au lieu de flairer que l'on doit être bien heureux, au chaud, dans les demeures, ils jaugeront bientôt, simplement en levant la tête, que le bonheur y est si grand qu'il en est même offert aux alouettes...
Et tant pis si vous vous gaussez.
par EAp
publié dans :
mes-aphorismes
0
recommander
Voir tous les articles