Acte 1
" Le petit chat est mort. "
Il est mort emporté par la rage, le 10 novembre dernier.
Aussitôt, le sous-préfet de Fontenay-le-Comte, Francis Cloris, a évoqué le " chat décédé " et rassuré la population sur les risques (nuls) de rage humaine.
La crise n’aura donc pas lieu.
Acte 2
Le hasard me fait entendre peu après un reportage très drôle, enregistré pour Les pieds sur terre, émission régulièrement fabuleuse de France Culture, consacré au salon professionnel " Funexpo ". J’y apprends tout sur les différences de capitonnage des cercueils et la pingrerie ordinaire des héritiers, et aussi qu’il se trouve, en kit, des cercueils pour animaux familiers décédés.
De rage je cherche un dictionnaire et, comme on ne me propose qu’un vieux Larousse, j’en demande un autre qui reflète mieux l’air du temps. Voilà donc deux vérifications : chez Larousse, en 1967, décéder, c’est " mourir, en parlant de l’homme " ; en 2005 " mourir, en parlant de quelqu’un".
Encore un peu de patience et ce sera " mourir, en parlant d’un être vivant ", tautologie magnifique nous autorisant à jeter nos feuilles décédées à la décharge et consacrant l'expulsion définitive de la mort .
Il faudra bientôt demander à Agnès de donner d’autres nouvelles à Arnolphe.
Ma crise a bien eu lieu.
il y a peu , visite de la trés Fun ( dirait notre irremplaçable djacq lang) expo de Jarnac : on n'enterre pas seulement , là bas on "aére " les sépultures ...
ainsi , ci bas , on préfère aussi le ci haut : autant de petits et étroits mausolées , serrés les uns contre les autres ; en pierre blanches des Charentes, accueillent de nombreux pensionnaires dont un , en particulier , a défrayé la chronique....
les pissenlits se mangent par les pétales là bas.