Voyez mes voeux de l'an dernier. Ici, le 16 janvier 2007. Dès la semaine prochaine cela va sûrement recommencer.
Même notre Président, Kosy le Magnifique, a modérément innové dans ses voeux aux français et à la France en dépit des annonces qui, pour chauffer la salle, prédisaient qu'il allait faire la
révolution dans le genre ; il a quand même lu
vraiment très vite son texte - fallait s'accrocher ! - ignorant les fatigués du neurone et ceux pour qui le
français reste langue étrangère...
Pour les voeux qui me sont adressés personnellement, je note, en outre, quelques changements : moins de cartes de voeux, plus de sms.
Tous identiques, ces sms. C'est sans doute qu'il est difficile de taper une "carte de voeux" personnelle à chacun de ses correspondants sur le clavier minuscule de son portable surtout si l'on
veut lui confier que l'on a pensé à lui dès minuit, le 01/01, sans l'appeler ni le déranger ni se déranger d'ailleurs ; pour ce faire, il suffit de rédiger des voeux universels, et de les envoyer
urbi et orbi d'un seul clic.
Mais quels voeux peuvent donc être fédérateurs, sans sous-entendu ni malentendu possible ? Le mieux étant l'ennemi du bien et surtout
prise de tête, voici ce que cela donne :
Bonne année 2008.
Signé (prénom).
Ce raisonnement étant béton, mes correspondants l'ont tous fait, et m'ont donc envoyé le même message, au prénom près, réutilisable, moyennant légère modification, en 2009, 2010 etc.
Et je me prends à rêver qu'il s'agit en réalité des signes précurseurs de la mort de cette coutume, réduite à sa plus stupide expression et devenue manie, tic, TOC (trouble obsessionnel
compulsif) ou
vraiment toc (qui y croirait ?).
Vous devinez mon esquisse de sourire mais, comme dit ma concierge,
"faut pas rêver" ... Bref
:
Bonne année.
En vérité.
Sans hypocrisie.
Et vive la politique de civilisation !