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Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 08:36

Pour une fois, je me cite : ci après extraits d'un mail à une amie affolée qui souhaitait savoir s'il m'était arrivé autant de malheurs que le dit la radio ce fameux jour de la semaine dernière où Paris a été paralysé par la neige.

 

"Mais oui mais oui ! J'étais dans la file, je fais partie des héros...

En fait, nous sommes partis déjeuner dans la 4X4 d'un collègue tout en considérant que nous ferions mieux de fuir, vu que cela bouchonnait ferme et que la neige tombait dru...

Mais la faim tenaillait !

Au retour, tous disaient que nous étions piégés et que la route était fermée. Horreur ! En apprenant (ah internet !) vers 14h30 que la N118 (comme qui dirait la voie de salut et de fait la seule route permettant de rentrer à Paris) n'était fermée QUE dans le sens Paris Province, contrairement aux rumeurs, j'ai fait en dérapage (mal) contrôlé le seul truc un peu difficile, monter la rampe qui permet d'extraire ma voiture de son parking, et j'ai pu "m'échapper".

200 mètres après, j'avais gagné ma place dans la file immobile. Enfin presque. Deux heures pour faire le demi-tour (1 km) permettant de prendre la bonne direction, deux heures encore pour le 2ème km et pendant ce temps quelques distractions : conférences téléphoniques, contemplation des gens plantant là leur voiture, des malheureux se tapant à pied les 6 km pour gagner la gare d'un RER qui déjà par beau temps a le hoquet, etc. Après ces heures passées dans un calme à me faire croire à moi-même - qui sais  très bien que c'est faux - que je pourrais monter sur le podium en place n°1 au concours international de  zen attitude, ce fut bonheur de faire des pointes totalement grisantes à 24 km/h, entrelardées (faut pas rêver) de nombreux moments moteur coupé...

Quelques heures plus tard j'avais franchi la barrière des abords de Paris, j'étais dans une ville déserte et chez moi en un rien de temps... 17 km en 7 heures. Trop fort, non ? Les collègues ont dormi sur place, où il n'y a ni lits ni a fortiori mon lit mon bouquin mon journal mon café du matin mes céréales !


MORALITE : avant de partir en voiture et quel que soit le but du voyage (Amsterdam ou la boulangerie) TOUJOURS faire l'état des stocks : essence, cigarettes, téléphone rechargé, lecture et eau. Cela pêchait en matière de lecture et d'eau. NE JAMAIS PRENDRE SA VOITURE SANS UN LIVRE. Quant à la patience j'ai dit.
Pour le reste, je ne comprends toujours pas pourquoi c'était embouteillé (euphémisme) : deux galonnés (même médiocremeent)  eussent suffi à faire passer sur une seule file improvisée les voitures... si l'autre était occupée par des camions ivres.
Les accents du Persan à Paris seraient l'idéal pour décrire ces scènes. Je ne les ai hélas pas.

France info a été super, on aurait cru l'apocalypse, ce qui est pour le moins exagéré. Les "naufragés" étaient surtout des idiots impatients (s'ils étaient des habitués des lieux). D'autres confirment... Il n'y a pas que moi pour le dire ! Quant aux autres, ils se sont payé la nuit de rêve dans les cris d'enfants et sous néons glamours de gymnase, mais aussi leur minute de célébrité (Andy Warhol) grâce aux interviews des journalistes (qui curieusement eux parvenaient à aller d'un endroit à un autre, même comme escargots) : de quoi se plaindraient-ils au fond ces allégués et surtout soi-disant naufragés ?"

 

CONCLUSION C'était terrible et cela justifie l'entrée des blindés dans Paris. J'ai dit.

Par Them - Publié dans : Choses vues
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