Samedi 22 janvier 2011
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10:59
Quasi micro-trottoir
Cette joie éprouvée devant la "première révolution arabe" - plus généralement devant le renversement des tyrans - est aussi vieille que le monde mais aussi interroge sur le malaise qui sourd en
France des chiffres consternants du chômage, de la misère, de l'assurance maladie, des prisons, de l'école et de bien d'autres. Au choix : craindre / espérer le même sursaut d'un peuple lassé du
no future ?
Par Them
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Dimanche 2 janvier 2011
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08:03
"Le mois de janvier est le mois où l'on offre ses meilleurs voeux à ses amis. Les autres mois sont ceux où ils ne se réaliseront pas." G-C. Lichtenberg, fragment J799
Bonne année à mes ennemis ? Année catastrophique à mes amis ? Je ne vous veux que du bien, mais ce sont là des choses qui ne dépendent ni de moi ni de mes voeux... C'est alambiqué, mais c'est
fait !
Par Them
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Samedi 14 novembre 2009
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11:57
Je ne sais ce qui me désole le plus, des informations (escroqueries, élections truquées, crises économiques, berlusconneries ou mensonges "d'Etat"...) çà ou là quotidiennement piochées dans la
presse - worldwide, via internet - ou des commentaires (si l'on peut dire) qu'ils suscitent.
L'écart est abyssal entre les articles et leurs auteurs d'une part, les gloses - borborygmes plutôt - des lecteurs d'autre part ; aujourd'hui, ce sont les lecteurs qui me courroucent (et
déclenchent ce post). S'ensuit une himalayenne indulgence pour les auteurs, quelque fréquentes que soient les désagréables titillations provoquées par leur légèreté ou le rachitisme de leur
langue.
Par Them
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Dimanche 8 novembre 2009
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08:49
Depuis certaine affaire d'EPAD et peu ou prou princière (un certain Jean S. si ma mémoire est bonne), c'est fou le nombre de gens qui sont nés avec une petite cuillère dans la
bouche.
Car telle est la culture de nos journalistes et autres habitués des débats télévisés : ils semblent trouver normal que naître avec une cuillère dans la bouche soit le signe certain d'un privilège
immense, alors que je penserais plus spontanément qu'il s'agit là - par exemple - de l'effet de la paresse du médecin qui, d'un coup d'un seul, accouche les mères et fiche dans la bouche
largement ouverte du nouveau-né hurlant la cuillère qui servira plus tard à contrôler régulièrement l'état de ses amygdales !
De nos jours, point ne serait donc besoin que sa cuillère de naissance fût en argent pour être de ceux que l'on envie, à qui tout sourit, pour qui tout est simple ? Serait-ce là le signe
d'un siècle résolument indifférent à la matière, et tout voué à l'esprit ? Il est possible d'en douter.
Par Them
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Dimanche 11 octobre 2009
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07:17
Hommage aux mots, puisqu'on attend encore les actes. C'est ce qu'ils disent. Ok, ok... Mais les mots tuent, torturent, violent, détruisent. Les mots obligent, engagent, affichent, agissent en
nous (la pub est rarement muette). Et la diplomatie alors ! Qu'est-ce là, sinon mots ?
Enfin que dire ? Ma joie que les mots soient honorés, et ceux que prononce Obama ont fière allure.
Dans le doute, comparez certaine invitation présidentielle à "se casser" et le discours de Philadelphie d'un candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine...
Par Them
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Dimanche 2 août 2009
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09:31
Adonis, merci.
Pardonnerez-vous que je vous "utilise" ?
Jamais je n'en aurais eu l'envie si votre chant n'avait parlé aussi juste, là où je ne saurais que me taire, et pleurer peut-être.
LA CHAISE /RÊVE
Il y a longtemps je criais à la ville :
Ô écorce du monde que je tiens dans mes mains !
Il y a longtemps je murmurais au navire
mon chant ceint de flammes vermeilles :
Tout ou rien !
Je suis las, petits enfants
de moi-même et des mers
Apportez moi une chaise
LA MORT
(deux élégies pour mon père)
1
mon père est un futur qui vient dans la maison
comme un soleil et s'en va nuage par-dessus le toit
secret enfoui indicible je l'aime
front couvert de poussière
je l'aime torse désséché, argile
2
sur notre maison le silence languissait et la paix sanglotait
parce que mon père est mort un champ est devenu sec
une hirondelle est morte
Extraits des Mémoires du vent publiés par Gallimard dans la collection Poésie
Par Them
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Vendredi 3 juillet 2009
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10:55
Quand, au travail, tant de choses sont inutilement compliquées et, au demeurant, si peu importantes, comment ne pas envier soudain le balayeur des villes qui chaque jour nettoie nos écuries
d'Augias - mégots, crottes, papiers gras, tickets de métro, cornet de glace inachevé d'avoir été lâché par la main d'un enfant maladroit et chagrin... -, en poussant de son vert balai une eau
puissante, jaillie du caniveau, qu'oriente un bout magique de vieille moquette ?
Ce qu'il gagne est évidemment à la mesure de son travail, déduction faite du vrai plaisir qu'il y prend. Pas si mal payé ?
Par Them
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